
Il y a des phrases que l'on entend partout dans les milieux spirituels : "Ouvre ton cœur", "Accueille ce qui est", "Lâche prise"… Elles partent souvent d'une bonne intention. Mais lorsqu'une personne souffre, ces formules peuvent devenir de véritables injonctions. Elles donnent l'impression d'aider, alors qu'elles n'offrent ni direction, ni méthode, ni véritable accompagnement. Dans cet épisode, je vous propose d'aller au-delà de ces slogans pour retrouver une spiritualité plus incarnée, plus nuancée et plus profondément humaine.
Résumé
Dans cet épisode de Présence à Soi, Emmanuel interroge plusieurs expressions courantes du développement personnel et de la spiritualité : « Ouvre ton cœur », « Accueille ce qui est », « Lâche prise », « Écoute ton intuition » ou encore « Fais confiance à la vie ».
Ces formulations ne sont pas nécessairement erronées, mais elles deviennent problématiques lorsqu’elles sont utilisées comme des réponses toutes faites à la souffrance. Sans explication ni accompagnement, elles peuvent laisser la personne seule face à une injonction difficile à mettre en œuvre. Le problème tient donc moins aux mots eux-mêmes qu’à l’absence de pédagogie qui les accompagne.
L’épisode explore notamment la différence entre « lâcher prise » et « laisser aller », le rôle du corps dans l’écoute des intuitions et la manière de construire une relation plus personnelle avec l’idée de « faire confiance à la vie ». Cette réflexion invite à privilégier la nuance, l’expérience vécue et le dialogue plutôt que les slogans.
Points clés
- Les injonctions spirituelles peuvent devenir contre-productives lorsqu'elles remplacent une véritable rencontre.
- Une formule n'est utile que si elle s'accompagne d'une explication ou d'une invitation concrète.
- « Ouvre ton cœur » ne donne aucune direction si elle reste une simple injonction.
- « Accueille ce qui est » mérite d'être interrogée plutôt que répétée mécaniquement.
- Il est parfois plus juste de parler de « laisser aller » que de « lâcher prise ».
- Le corps constitue un repère sûr pour percevoir ses intuitions.
- Écouter ses intuitions suppose d'abord d'apprendre à les ressentir.
- La pédagogie et la nuance sont plus fécondes que les slogans spirituels.
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(0:00) Bonjour mesdames et messieurs, (0:03) bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans ce deuxième épisode du podcast Présence à Soi. (0:09) Ah là là, quand la technique se mêle à la spontanéité. (0:14) J'avais commencé à enregistrer et je n'avais pas appuyé sur le bouton.(0:19) Mais cette fois-ci, ça y est, j'ai appuyé sur le bouton (0:22) et je vais pouvoir vous partager ce qui aujourd'hui (0:27) donne, me donne envie de casser des bouches. (0:32) Oui, vous avez bien entendu, je viens de dire casser des bouches, (0:36) un psychothérapeute, un explorateur spirituel, (0:40) des décennies d'exploration spirituelle. (0:43) Bien d'employer l'expression casser des bouches, (0:46) mais en fait c'est vrai qu'il y a une part de moi (0:49) sur cette thématique particulière que je vais vous exposer (0:52) qui se manifeste assez rapidement.(0:55) Tout à l'heure, je disais à la vitesse du nettoyage filante, (0:57) pour ne pas dire à la vitesse de la lumière, (0:59) et ce n'est pas nouveau. (1:01) Donc c'est un petit peu toutes ces injonctions, (1:03) je pense que vous l'avez vu dans le titre du podcast (1:05) ou dans la description, (1:08) ce sont les injonctions spirituelles. (1:10) Je ne vais pas épiloguer là-dessus, (1:12) mais c'est vrai que ça m'enquiquine pas mal.(1:15) Donc aujourd'hui, j'en ai sélectionné cinq. (1:18) Et au départ, je pense que c'est des, comment dire, (1:21) les personnes, les gens qui les utilisent, (1:26) je ne pense pas que ce soit, (1:28) c'est plus de la maladresse qu'autre chose, peut-être, (1:31) de l'ignorance aussi. (1:33) Mais à la limite, j'ai envie de dire tant mieux, (1:34) parce que c'est un premier pas d'utiliser ces injonctions.(1:39) Mais à force de les entendre, à force de les entendre, (1:41) c'est vrai que je commence à avoir une réaction (1:44) un petit peu épidermique. (1:46) Et en fait, elles sont aussi un support pour... (1:50) essayer d'être pédagogique. (1:53) Bon, on ne va pas être très pédagogue (1:55) avec des expressions comme casser des bouches, (1:57) mais c'est quand même une matière (2:00) pour expliquer une autre possibilité, (2:05) un autre chemin.(2:06) Donc il y en a cinq. (2:09) La première, ma préférée. (2:11) J'aurais pu préférer, (2:12) j'aurais pu finir par ma préférée, (2:14) et je commence par ma préférée, (2:16) c'est ouvre ton cœur.(2:18) Qu'est-ce qu'il y a à dire là-dessus, (2:20) à part what ? (2:22) Ouvre ton cœur. (2:23) Oui, toi qui m'écoutes, (2:24) toi qui souffres, (2:26) ouvre ton cœur. (2:27) Est-ce que quand vous entendez ça, (2:29) vous n'avez pas envie (2:31) de faire ce que j'ai envie de faire ? (2:34) Ouvre ton cœur, (2:34) donc c'est cette injonction spirituelle (2:36) que j'ai souvent entendue, (2:38) et que j'imagine que vous avez aussi souvent entendue, (2:41) et qui ne veut absolument rien dire.(2:44) Si je la prends au premier degré, (2:45) ben ouais, là, il se passe des choses, (2:47) je vois des trucs, (2:48) c'est un peu gore, mais je vois des trucs, (2:50) mais par contre, (2:52) tout le reste, non. (2:54) Non, non, ouvre ton cœur, (2:55) cela ne veut absolument rien dire, (2:58) cela ne donne aucune direction, (3:00) aucune méthodologie, (3:01) aucune invitation, (3:03) c'est rien. (3:04) Ouvre ton cœur, c'est du bullshit.(3:08) Mais ça part d'un bon sentiment. (3:10) Peut-être que quelqu'un vous dira ça (3:12) quand vous êtes énervé, (3:13) ou quand vous êtes désespéré, (3:15) ou quand vous souffrez, (3:16) ou quand ceci, ou quand cela, (3:17) n'en demeure que, c'est une injonction. (3:19) C'est une injonction spirituelle (3:22) qui donne envie, (3:24) qui me donne envie (3:24) de casser des bouches.(3:26) Oui, vous avez bien entendu, je le répète. (3:29) Donc, ouvre ton cœur, (3:30) cela ne veut absolument rien dire, (3:31) mais c'est vrai qu'on pourrait se connecter à la personne, (3:34) et lui dire, lui demander, (3:36) qu'est-ce que tu me souhaites ? (3:39) À quoi m'invites-tu quand tu me dis, (3:42) quand tu m'ordonnes ? (3:43) Quand tu me dis, ouvre ton cœur. (3:46) On pourrait se connecter, (3:48) mais quand on est en situation (3:51) de difficulté, de mal-être, (3:53) ou qu'on n'a pas d'énergie, (3:54) et qu'on entend ça, (3:55) c'est franchement, (3:57) voilà, vous savez quoi.(4:00) Je ne vais pas épiloguer sur, (4:02) ouvre ton cœur, (4:03) parce que, (4:04) c'est avec que je tape dessus, (4:05) mais en même temps, (4:06) elle est mignonne, (4:07) parce que c'est la plus répandue. (4:09) Passons à la seconde. (4:11) La seconde, elle vaut son loup de cacahuètes.(4:15) Écoutez-la bien. (4:17) Prêt ? (4:18) 3, 2, 1. (4:20) Accueille ce qui est. (4:22) Oui, toi qui écoutes, (4:24) accueille ce qui est.(4:26) Le son du podcast est trop fort ? (4:27) Accueille ce qui est. (4:29) Il y a de la saturation ? (4:30) Accueille ce qui est. (4:31) Tes chaussures sont à une trop petite taille ? (4:34) Accueille ce qui est.(4:37) Ça me fait penser à ces, (4:39) entre guillemets, prétendus, (4:40) alors je vais mettre des guillemets maintenant, (4:42) ça y est, ça commence, (4:44) à ces prétendus éveillés (4:46) qui n'ont aucun autre discours, (4:52) aucune autre injonction, pour le coup, (4:55) que de dire, (4:57) accueille ce qui est. (5:00) Ça me fait penser à ce sketch des Monty Python. (5:05) Je ne sais pas si c'est la vie de Brian, (5:08) non, c'est un autre, (5:11) où un anglais qui fait des safaris en Afrique, (5:15) il se fait arracher la jambe par un prédateur, (5:18) et il est en train de prendre le thé.(5:21) Et ça me fait penser à cet anglais (5:23) qui est en train de prendre le thé, (5:24) qui est en train d'accueillir ce qui est, (5:27) malgré l'hémorragie, (5:29) malgré ses amis qui lui demandent s'il va bien. (5:32) Accueille ce qui est, (5:33) c'est si vous entendez des êtres, (5:36) voir des personnes vous dire, (5:40) vous lancer au visage cette injonction, (5:42) accueille ce qui est, (5:43) red flag. (5:48) Soyez méfiants, red flag.(5:50) Accueille ce qui est, (5:52) c'est le bullshit spirituel des éveillés (5:55) qu'on peut-être fait une expérience d'unité ou quoi, (5:58) mais qui derrière, (6:01) oui, mais accueille ce qui est, (6:02) c'est-à-dire comment je l'accueille ? (6:05) Et est-ce que je n'ai pas le droit de réagir ? (6:07) Et est-ce que je n'ai pas le droit d'avoir des émotions ? (6:10) Ah oui, ça aussi je l'accueille, (6:11) ah oui d'accord, (6:12) donc j'accueille tout ce qui est, (6:13) d'accord, d'accord. (6:14) Et mon envie de te casser la... (6:17) Est-ce que je l'accueille aussi, (6:19) ou est-ce que je passe à l'acte ? (6:20) Ah non, j'accueille, ok. (6:21) Ok, j'accueille, j'accueille.(6:22) Donc j'accueille, j'accueille, j'accueille. (6:26) Et... mais comment ? (6:29) Est-ce que je l'accueille avec des mots ? (6:30) Est-ce que je l'accueille avec des réactions ? (6:31) Est-ce que je l'accueille avec de la conscience ? (6:34) Bref, (6:37) accueille ce qui est. (6:39) Tu as découvert la banque ? (6:40) Mais accueille ce qui est.(6:42) Accueille. (6:44) Voilà, vous l'aurez compris, (6:45) à nouveau, je ne vais pas développer (6:48) insupportable. (6:50) Allez, je passe à la troisième.(6:52) La troisième, (6:53) la troisième aussi quand même, (6:55) quand même. (6:57) Lâche prise. (6:59) Vas-y.(7:00) Tu as des soucis ? (7:01) Lâche prise. (7:04) Tu réfléchis ? (7:06) Lâche prise. (7:06) Tu souffres ? Lâche prise.(7:08) Lâche prise. (7:08) Ça va un petit peu avec ce qui est. (7:11) Lâche prise.(7:11) Alors, ce n'est pas une mauvaise... (7:13) celle-là, à la limite, (7:15) elle est quand même pas mal, (7:16) mais des trois premières, (7:18) je dirais que c'est celle qui passe le plus. (7:20) Parce que (7:22) lâche prise, (7:24) moi j'aime bien dire laisser aller. (7:27) Et laisser aller, évidemment, (7:28) enfin, tu ne peux pas dire (7:29) lâcher prise ou laisser aller (7:30) sans expliquer de quoi il s'agit, (7:34) sans proposer quelque chose.(7:36) Pas expliquer, mais au moins, (7:37) peut-être expliquer, (7:37) mais en tout cas proposer, (7:39) inviter à quelque chose. (7:41) Donc, laisser aller, (7:43) je n'aime pas... (7:43) Enfin, lâcher prise, (7:44) je la trouve un petit peu brutale, (7:45) parce que quand on lâche la prise, (7:46) on se casse la gueule. (7:48) Voilà, tout simplement.(7:48) Donc, quand on a une prise, (7:49) en général, on n'a pas envie de la lâcher. (7:53) On peut très bien continuer à tenir la prise (7:55) et à laisser aller les choses. (7:57) C'est la tempête.(7:58) Je me raccroche aux branches (7:59) et je laisse aller. (8:01) J'attends que la tempête passe. (8:02) Ça, OK.(8:03) Donc, je laisse aller. (8:04) Je ne suis pas obligé de lâcher. (8:06) Vous n'êtes pas obligé de lâcher.(8:07) Vous pouvez tenir. (8:08) Parce que, parfois, (8:10) tenir, c'est moins pire (8:11) que ce qui pourrait arriver (8:12) quand on lâche. (8:14) Donc, c'est très bien de continuer à... (8:17) Non, je ne vais pas aller sur ce sujet.(8:19) J'allais dire (8:20) à trouver des compensations (8:23) à nos difficultés, à nos déséquilibres (8:25) en ne lâchant pas prise sur certaines choses. (8:30) Évidemment, je pense que l'idéal, (8:32) c'est quand même que ce soit provisoire, (8:34) qu'au bout d'un moment, (8:37) la prise se radoucisse (8:41) et que le laisser aller s'intègre en nous. (8:46) Une fois que la tempête est passée, (8:47) on peut lâcher prise, effectivement.(8:50) Allez, la quatrième. (8:52) La quatrième est pas mal. (8:54) Je n'ai jamais trop réfléchi (8:55) la voie à la boue de décoffrage.(8:57) C'est écoute ton intuition. (8:59) Écoute ton intuition. (9:03) Why not ? (9:05) Mais comment écouter quelque chose (9:06) qui est parfois infiniment délicat (9:08) et infiniment subtil ? (9:10) Moi, je veux bien écouter mon intuition, (9:11) mais qui va me guider ? (9:14) Qui aura l'expérience, les capacités ? (9:17) Encore une fois, la pédagogie.(9:19) Est-ce que c'est la vie ? (9:20) Est-ce que c'est une rencontre ? (9:21) Qui aura cette capacité (9:23) pour me guider à mieux écouter mes intuitions ? (9:26) Alors effectivement, (9:27) l'interlocuteur privilégié, (9:29) à mon sens, c'est le corps. (9:31) Si on doit écouter quelque chose ou quelqu'un, (9:35) mais disons quelque chose, (9:37) c'est son corps. (9:38) Je ressens que le corps est le réceptacle (9:44) de ce qui peut être si subtil (9:47) que nous ne le conscientisons pas, (9:48) mais que nous captons pourtant (9:53) avec, j'allais dire, nos ressentis, (9:55) mais c'est plus cohérent, (9:57) c'est plus juste de dire avec le corps.(10:00) Donc, c'est une injonction. (10:02) Écoute ton intuition. (10:05) Mais comment ? (10:08) Quand ? (10:10) Dans quelle posture ? (10:13) Etc.(10:14) Donc, le plus simplement du monde (10:17) dans ce domaine, (10:18) qui me semble être quelque chose d'assez important (10:20) dans la vie d'un explorateur, (10:22) ou même d'une exploratrice spirituelle, (10:26) c'est d'être le plus à l'écoute (10:28) de ses intuitions possibles (10:29) en utilisant son corps, (10:31) en ayant de l'attention, (10:32) de la proximité avec son corps physique, (10:34) avec ses sensations, ses ressentis, (10:38) pour ensuite passer à l'étape suivante (10:40) qui serait tenir compte de ses intuitions. (10:43) Parce qu'on peut... (10:45) Il y a une différence entre être à l'écoute (10:47) de ses intuitions (10:48) et percevoir, ressentir ses intuitions. (10:51) Je dirais que la première étape, (10:52) c'est d'abord de les ressentir, (10:54) pour ensuite les écouter (10:55) et en tenir compte.(10:57) Voilà. (10:58) Donc, ce n'est pas une injonction déconnante, (11:01) mais si franchement derrière, (11:03) il n'y a pas quelque chose de l'ordre (11:05) ou de l'explication (11:06) ou, comme je le disais, de l'invitation (11:08) à essayer, explorer de le faire de cette façon, (11:12) c'est... (11:14) Voilà, ce n'est pas top. (11:16) Allez, la cinquième et dernière (11:18) pour cette série, pour ce podcast.(11:20) Ce n'est pas la plus flamboyante, (11:24) mais bon, voilà, (11:24) elle a quand même le mérite d'exister. (11:27) Faites confiance à la vie. (11:29) Faites confiance à la vie.(11:31) Vous êtes en cycle essourage, (11:34) 1800 tours par minute, (11:36) ça va s'arrêter. (11:37) Faites confiance à la vie. (11:40) Faites confiance à la vie.(11:42) Quoi d'autre ? (11:43) Faites confiance à la vie. (11:44) Oui, bien sûr, je fais confiance, (11:47) mais c'est quoi la vie ? (11:48) C'est quoi faire confiance ? (11:50) Et pourquoi faire confiance à quelque chose (11:52) qui serait a priori extérieur à moi, (11:55) quand j'entends cette injonction, (11:56) faire confiance à la vie ? (11:57) C'est-à-dire ce qui m'entoure, (11:58) les événements qui m'entourent, (11:59) les interactions que j'ai ? (12:01) Ou est-ce que c'est quelque chose (12:02) de plus intime, de plus personnel ? (12:04) Comme par exemple, (12:05) comme je le disais dans l'injonction numéro 4, (12:08) écouter mes intuitions, (12:09) faire confiance à mes intuitions, (12:10) qu'est-ce que ça veut dire ? (12:12) Donc à nouveau, (12:13) faire confiance à la vie, (12:15) ok, mais comment ? (12:17) De quelle façon ? (12:19) Quel serait le prochain pas (12:20) pour renforcer, comprendre, (12:23) ressentir mieux ce que c'est (12:25) que faire confiance à la vie ? (12:27) Déjà, première chose. (12:28) Et puis deuxième chose, (12:30) oui, alors ça c'est à titre perso, (12:34) la vie peut être, (12:36) la vie est un enseignant, (12:38) elle est une enseignante, (12:42) qui prend davantage son temps, (12:44) il me semble, (12:46) que d'autres, (12:48) je n'ai pas les mots pour le dire, (12:50) mais recevoir un enseignement (12:53) quand c'est la vie en mode direct, (12:55) et recevoir un enseignement (12:57) quand c'est une interaction (12:58) avec un autre être humain, (13:00) je trouve qu'il y a une grande différence.(13:02) Je trouve qu'il y a une, (13:05) comment dire, (13:06) une matérialité qui est plus facile à capter, (13:09) qui est plus facile à comprendre, (13:11) réintégrer, (13:12) quand on est en interaction (13:13) avec des êtres humains (13:14) qui nous proposent, (13:15) qui nous invitent (13:16) ou qui nous enseignent des choses. (13:18) Alors que la vie, (13:19) ok, l'enseignement, (13:20) je dirais qu'il est de la même qualité, (13:22) mais beaucoup plus lent, (13:23) et parfois, (13:26) dans mon expérience, (13:27) j'ai souvent expérimenté (13:29) qu'il était plus brutal. (13:31) Il peut être plus délicat, (13:33) mais il peut être aussi (13:34) beaucoup plus brutal.(13:35) La vie peut nous apprendre, (13:36) nous enseigner de façon (13:38) donc, (13:39) plus lente (13:41) et plus brutale (13:43) que lorsque nous avons des interactions (13:45) avec nos altères égaux. (13:49) Voilà. (13:50) Donc, (13:50) fait confiance à la vie, (13:51) à nouveau, (13:52) why not ? (13:53) Encore une bonne injonction, (13:54) pas pire que les deux premières (13:56) ou trois premières, (13:57) mais, (13:58) voilà, (13:59) méfiance (13:59) et à explorer.(14:02) Et, (14:03) voilà, (14:04) je ne vais pas rebondir (14:06) en citant les autres injonctions (14:07) parce que j'aurais pu conclure ce podcast (14:08) avec des petits mots d'esprit, (14:11) mais, non, non, (14:12) on va s'arrêter là (14:13) parce que sinon ça va durer une plombe. (14:15) Donc, voilà, (14:15) c'était l'épisode 2 (14:16) de podcast Présence à soi (14:18) avec cinq injonctions (14:20) qui me donnent envie de, (14:22) parfois, (14:22) pas tout le temps, (14:23) parfois, (14:23) de casser les bouches.