Être avec … sans dire où aller
Accompagner, est-ce guider l’autre vers ce qui nous semble juste, ou lui offrir l’espace nécessaire pour découvrir son propre chemin ? Une réflexion sur les injonctions, le corps, l’écoute et la posture du praticien.
Accompagner, est-ce guider l’autre vers ce qui nous semble juste, ou lui offrir l’espace nécessaire pour découvrir son propre chemin ? Une réflexion sur les injonctions, le corps, l’écoute et la posture du praticien.
Souvent on l’entend, on le dit parfois soi-même : sortir de sa zone de confort peut être bénéfique pour notre bien-être. Et bien que l’expression « zone de confort » ne me pose pas de souci, je suis cependant bien moins enclin à « sortir de la zone de confort ». Je préfère oser de nouveaux horizons.
Sur le chemin, nous pouvons nous poser de nombreuses questions : Qui suis-je vraiment ? Comment trouver la paix et la joie intérieure ? Tout au long de notre vie, nous pouvons être confrontés à bien des défis. Et c’est en surmontant des expériences parfois difficiles que nous grandissons et que nous nous épanouissons.
Cette affirmation échappe encore souvent à une compréhension au-delà du mental. Celui-ci comprend-il que le vent est indomptable ? Comprend-il que le bruit d’une rivière, les odeurs d’une forêt ou le tumulte de l’océan, sont des présents fugaces et inestimables ? Cette mesure ne se fait ni par la raison ni par les savoirs.
Perdre ses clés, ce n’est pas tout à fait la même chose que perdre sa joie de vivre. Perdre 20 balles dans la rue, ce n’est pas vraiment comparable à la perte du sens de l’existence. Lorsque je perds mes clés, la meilleure chose à faire, logique et concrète, c’est d’abord essayer de les retrouver. Et ce n’est pas un guide spirituel qui m’a transmit cette vérité, c’est juste la sagesse du bon sens.
On ne passe pas du faire à l’être. « Être », « l’état d’être » est immuable. Car l’on ne peut pas ne pas être. Et ne pouvant pas ne pas être, il est donc impossible de passer du faire à l’être. Puisque je suis sans discontinuité « étant », je ne peux aller vers un « lieu » où je suis déjà. Je suis ; sans avoir besoin d’en faire le choix, sans énergie ni volonté.
Je ne suis pas un spécialiste de l’amour. Je ne connais pas par cœur les définitions d’agapé, éros ou philia. Et quand je parle d’amour, la dernière des choses que je ferais serait de l’écrire « Amour ». Je suis plutôt celui qui clamera que ce mot est vide de sens. Usé par les romanciers, les publicitaires et finalement, moi-même.
J’aimerais vous partager de quoi je rêve …
Je rêve de parcourir le désert d’Atacama au Mexique.
Je rêve de partir une année pour un tour du monde.
Je rêve d’être un cuisinier hors pair ! 🙂
Dans cette existence humaine que nous traversons, rien n’est établi. Tout n’est que provisoire. Mais cette affirmation échappe encore souvent à une compréhension au-delà du mental.
Celui-ci comprend-il que le vent est indomptable ? Comprend-il que le bruit d’une rivière, les odeurs d’une forêt ou le tumulte de l’océan, sont des présents fugaces et inestimables ? Cette mesure ne se fait ni par la raison ni par les savoirs.
Quotidiennement, nous réalisons le défi d’être un être humain. Si chaque jour des beautés traversent l’horizon de l’instant pour venir toucher nos coeurs ; chaque jour également, nous mesurons la difficulté de rester ouverts à certains évènements
Être conscient, c’est comme respirer.
C’est quelque chose que l’on ne peut éviter de faire.
Naturelle, là depuis toujours.
Il existe un pays dont aucun homme n’a ni foulé les plages ni traversé les paysages. Et étonnement, c’est au cœur de chaque chose que ce pays émerge. De chaque brin d’herbe, de chaque forme de vie, de chaque étoile. Longtemps j’ai ignoré l’existence de ce pays en moi. Longtemps j’ai cru n’être constitué que de mémoires et d’émotions.
Un jour, le Temps se rendit compte qu’il s’ennuyait. Quelle surprise ! Cela ne lui était jamais arrivé. Le Temps était le Temps. Il passait paisiblement ou terriblement selon les saisons, selon les regards, selon comment on le mesurait. Mais vint un temps où le Temps s’ennuyait.