
Le parfum d’une rose, cela ne se décrit pas. Nager, boire ... cela ne se décrit pas. Cela se vit.
Résumé
Une auditrice me demande ce que représente l’éveil pour moi. Est-ce un état, une expérience ? La question me laisse hésitant : comment parler d’un sujet aussi vaste sans faire croire que les mots peuvent en restituer la réalité ?
J’explore ce qui se joue lorsque l’éveil devient une quête, une destination à atteindre. Je reviens sur les limites des définitions, la différence entre expliquer une expérience et la vivre, et la prudence que m’inspirent ceux qui se déclarent éveillés.
Puis je partage la définition qui se présente à moi aujourd’hui : une présence complète et intense à ce qui est, aux sensations, aux pensées, aux émotions et aux mouvements de la vie. Une présence qui se cultive avec le temps, teintée de joie et de gratitude. Sans exclure la possibilité d’une expérience d’unité, je reviens à ce qui m’importe : la qualité de notre présence, maintenant.
Points clés
- Les limites des mots : définir l’éveil ne permet pas de restituer la réalité de l’expérience vécue.
- Le piège de la quête : vouloir atteindre à tout prix l’éveil peut devenir un obstacle à cette expérience.
- La prudence face aux affirmations : la qualité de présence et la manière de vivre d’une personne comptent davantage que ses déclarations d’éveil.
- Une présence complète et intense : être attentif à ce qui se présente, aux pensées, aux émotions, aux sensations et aux perceptions.
- Une présence qui se cultive : cette qualité de présence peut devenir plus naturelle avec le temps et s’accompagner de joie et de gratitude.
- Une expérience de libération : reconnaître nos mouvements intérieurs et nos conditionnements peut nous permettre de nous en désidentifier.
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Mesdames et messieurs, bonjour. Bienvenue à toutes et à tous dans ce nouvel épisode du podcast Présence à Soi.
Aujourd'hui, un épisode sur lequel je réfléchis depuis une semaine, parce que j'hésitais sur le thème : y aller ou ne pas y aller, sur ce thème qui est l'éveil. Premièrement, c'est un thème sur lequel je trouve que c'est plus juste pour moi, plus intéressant pour moi, de m'exprimer dans des interactions, par exemple en live ou en échange direct. Et puis c'est un sujet qui est quand même assez vaste, et il y aurait beaucoup de choses à dire.
Et là, en fait, c'est une personne qui écoute le podcast et qui me demande... Je vais vous lire sa question : « Emmanuel, si possible pour vous de m'écrire ce que c'est pour vous », elle met « vous » en majuscules, « l'éveil. L'éveil, je ne sais pas ce que c'est. Est-ce que c'est un état, des états ? »
Et donc j'étais bien embêté parce que je ne savais pas du tout comment répondre à cette question. Et à un moment donné, je me suis dit : « Je vais demander à ChatGPT, ça va être beaucoup plus facile, parce que lui, il sait ! » Bon, c'est un peu une plaisanterie, mais j'ai quand même regardé sur YouTube, par curiosité, vraiment par curiosité, pour voir, en tapant le mot-clé « l'éveil », ce que ça sortait.
Et ça m'a sorti une vidéo de Krishnamurti qui répond à cette question. Et j'ai trouvé la vidéo, mais complètement nulle ! Désolé, désolé Jiddu, pourtant je t'adore, mais je n'ai pas du tout aimé ce qu'il disait et la façon dont il abordait le sujet, qui est un sujet, c'est vrai, que je considère quand même assez sensible.
Et par contre, je suis tombé sur une vidéo de deux heures d'Éric Tolone, qui s'appelle « L'Éveil », sur une chaîne qui s'appelle « Sagesse Pérenne ». Et j'ai trouvé les deux heures assez remarquables. Ça reste une conférence, ça reste explicatif, ça reste intellectuel, mais j'ai vraiment trouvé cette vidéo très juste de A à Z. Peut-être... non, j'ai juste une chose sur la fin.
Et je me disais... Je voulais enregistrer ce podcast hier, et ça ne venait pas, ça ne venait pas, ça ne venait pas. J'ai regardé les vidéos, j'ai essayé de me connecter à mon inspiration, et il n'y avait rien, en fait. Et puis, en moi, il y avait cette voix qui disait : « Waouh, j'ai vraiment pas envie de parler de ça ! » Mais bon, il y a des petits signes qui sont apparus et qui m'ont dit : « Bon ben si, vas-y, vas-y, dis un truc, même si c'est nul ! »
Donc je vais probablement répondre un peu à la question, mais je vous le dis tout de suite : tout ce que je vais dire, considérez que ça ne vaut pas grand-chose. Considérez que tout ce que je vais dire n'est pas l'éveil. Voilà. Je pense que c'est un prérequis important, de considérer vraiment que tout ce que je dirai sur l'éveil, ce n'est pas l'éveil.
Pour moi, l'éveil, c'est... c'est bim bam boum ! C'est vraiment bim bam boum ! Et ce qui me venait, c'était Bébel, c'était Belmondo, vous savez, les pif-paf, la bagarre, les cascades. Vous allez vous dire : « Mais il est complètement barge, ce mec ! » Puis après, je me suis dit : « Ça serait peut-être une autre onomatopée. C'est peut-être tic-tac, pif-paf aussi, c'est bien. » Mais « paf », je me suis dit : « Mais non, c'est déjà déposé par Stephen Jourdain, “paf”, sauf erreur de ma part. »
Donc l'éveil, finalement, ça résonne bien comme onomatopée. L'éveil, c'est un peu le bim bam boum. C'est un peu... c'est la définition la plus... une des définitions les plus directes. Parce que des définitions de l'éveil, il y en a autant qu'il y a d'atomes dans l'univers. Et j'insiste : il y a autant de définitions de l'éveil qu'il y a d'atomes dans l'univers. Bim bam boum, les atomes, l'éveil !
En tout cas, la personne pose une question. Elle demande : « Pour vous, pour vous, qu'est-ce que l'éveil ? » Et je ne veux pas couper les cheveux en quatre, mais il faut juste se rendre compte d'abord qu'on pose une question. Et qu'est-ce que ça implique, que de poser une question ? Poser une question, ça implique forcément que je me considère séparé du sujet, de l'objet de ma question. Poser une question, c'est mécaniquement : « Qu'est-ce que c'est, nager ? Qu'est-ce que c'est, boire ? Qu'est-ce que c'est, le parfum d'une rose ? Qu'est-ce que c'est, l'éveil ? »
Si je pose la question, par définition, je me considère, à tort ou à raison, déconnecté de quoi ? De la réalité, de la réalité de la réponse. La réalité de la réponse, c'est une expérience pure. Le parfum d'une rose, cela ne se décrit pas. Nager, cela ne se décrit pas, ça se vit. Je nage, je sens le parfum d'une rose, je bois : ce sont des expériences. Et je pense qu'on pourrait dire que l'éveil est une expérience.
Mais avant ça, ayons bien conscience que le fait de poser des questions dans notre vie quotidienne, ce sont des mouvements qui nous coupent sans arrêt, sans arrêt, sans arrêt. Avec ceci dit, il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain. Il ne faut pas tout considérer de cette façon, toutes les questions de cette façon, parce qu'il y a quand même des subtilités. Il y a des questions qu'on va considérer comme des questions qui nous font grandir. On pourrait appeler ça des questions vertueuses ou, comme disait David Ciussi, des questions fécondes. Mais en général, nos questions nous coupent, et elles impliquent que, factuellement, on se considère comme déconnecté de la réalité, comme déconnecté d'expériences. Donc ça, c'est très important, quand on pose des questions, d'être conscient des processus à l'œuvre.
Ensuite, pour aller un peu plus loin, l'éveil, c'est juste un mot. C'est un mot qui ne veut rien dire. Un peu comme « arbre ». Arbre, est-ce que ça décrit les branches, la couleur du feuillage ? Est-ce que ça décrit la profondeur de ses racines ? Je prenais l'exemple de la rose : est-ce que ça décrit son parfum, la couleur de ses pétales, sa taille ? Ça ne décrit rien. Le mot ne décrit rien. Et même, les mots réduisent. On est OK pour les utiliser, les mots, on communique et c'est joyeux, mais ceci dit, « l'éveil » ne dit rien de ce que c'est.
Et même, au contraire, c'est un mot... c'est le type de mot qui, ce mot spécifique-là, vient avec tout son bagage de fantasmes. Dans le domaine spirituel, l'éveil est la plupart du temps porté comme une quête absolue, une destination à atteindre. Pourquoi ? Pour vivre l'illumination, pour vivre l'expérience pure de l'unité, après, voilà, tout ce qu'on peut en dire, de connexion avec le divin, d'être... Enfin, je ne saurais même pas quoi en dire, tellement, tellement, tellement ça part dans tous les sens.
Mais en fait, c'est cette expérience qu'en Occident, en Asie, en Orient, on place comme l'absolu, une destination. Je le répète : une destination que l'on devrait, ou un état que l'on devrait absolument atteindre, ou au moins vivre une fois dans sa vie. Et quand on est dans cette attitude-là, qu'est-ce qui se passe ? On met de l'énergie à cet endroit-là, on met de la volonté à cet endroit-là. Donc c'est répulsif. Le simple fait de mettre de la volonté à cet endroit-là, pour cette expérience particulière, ça sera répulsif. Ça nous... ça divise infiniment nos chances, les chances de ceux qui prétendent vivre cette expérience-là. Donc ça aussi, il faut bien en avoir conscience.
Cultiver en soi le fantasme d'une expérience d'absolu, d'unité, d'éveil, c'est même, même de façon subtile, augmenter de façon exponentielle la probabilité de ne pas la vivre. Pas de bim bam boum, pas de Bébel et pas de soirée pop-corn avec l'expérience de l'éveil !
Voilà. Ceci dit, je n'ai pas envie de botter en touche. Cette personne, cet être, me pose cette question, et j'ai envie de partir du principe que c'est une question, une vraie question, qu'elle vient du cœur, qu'elle est innocente, qu'elle est spontanée, qu'elle est vraie. Et je n'ai pas envie de botter en touche en disant : « Voilà, l'éveil, blablabla, etc. », à être un peu intellectuel. Mais je ne peux pas ne pas l'être, parce que ce ne sont que des mots, et tout ça, encore une fois, comme je disais au début, ce n'est pas ce que c'est. Le fait d'en parler, ce n'est pas ce que c'est.
Alors, il y a un truc qui me vient avant que j'aille au point auquel je voulais en venir. Je l'ai déjà dit, mais je vous le redis : si vous croisez dans votre vie un être humain qui vous dit « Je suis éveillé », fuyez ! Il n'y a aucune exception à cette règle, je vous le dis. Vous rencontrez quelqu'un qui vous dit « Je suis éveillé, je me suis éveillé », alors fuyez ! Je suis radical, je suis peut-être un peu radical, mais je serai pour le moins extrêmement, extrêmement circonspect, pour ne pas dire peut-être amusé, why not, tellement c'est incongru. C'est incongru de se dire éveillé. C'est... bref, ça, c'est la première chose.
Et oui, et je précise aussi qu'il y en a qui sont très forts, qui ne disent pas qu'ils sont éveillés, mais qui le suggèrent de façon très adroite, très habile, qui le sous-entendent de façon très adroite, très habile, encore une fois. Et ceux-là, c'est les mêmes. Pour moi, ceux-là, méfiance !
Parce que s'il est un éveillé ou une éveillée, ce qui dit qu'il l'est, c'est la qualité de sa présence, le comportement, ce que l'on pourra percevoir, peut-être, des différents types d'attachement, au sens de tentations vis-à-vis de la sexualité, vis-à-vis de l'argent, vis-à-vis de la reconnaissance, vis-à-vis du pouvoir. Voilà, regardez comment quelqu'un parle, comment quelqu'un agit, comment quelqu'un vit, et ce sera à vous de déterminer si cette personne, potentiellement, est un être non pas éveillé, mais présent.
Et c'est le point où je vais en venir pour répondre à cette question. Si je devais donner une définition à l'éveil, encore une fois, des définitions de l'éveil, il y en a autant qu'il y a d'atomes dans l'univers, et ce n'est pas une métaphore. La définition de cet instant-là, maintenant, c'est que l'éveil, pour moi, c'est une présence. C'est une présence. Le mot qui me venait, c'était « absolue », mais ce n'est pas « absolue » parce que ça sonne déjà presque comme une injonction. Non, c'est une présence complète.
L'éveil est une présence complète et intense. Complète : elle prend l'espace. Et intense : intense, ce n'est pas une petite attention. C'est « je suis présent, je suis là, je suis en attention, je suis en présence à tout ce qui est, tout ce qui se passe : les bruits, les sons, les images, mon corps, mes ressentis, mes émotions, mes pensées ». Tout ce qui se passe là, maintenant, je suis en présence de cela. Une présence tranquille.
Et dans cette présence-là, j'identifie l'apparition de mes pensées. Je ne suis pas ignorant, je les vois apparaître, je vois leur nature, leur densité. La même chose pour mes sensations, la même chose pour mes émotions, la même chose pour ce qui se présente à moi en termes d'images, de sons. Donc c'est cette présence à tout ce qui est.
Et c'est là que c'est compliqué pour moi de continuer à parler de ça, parce que je pourrais partir dans plusieurs directions, et je ne veux pas faire de ce podcast aujourd'hui, encore une fois, je le dis souvent, un podcast qui va durer des plombes et qui va traiter plein de sujets différents à partir d'un sujet racine. Sinon, c'est impossible.
En étant présent pleinement, cette répétition, jour après jour, mois après mois, année après année, de cette présence, de cette qualité de présence, a un impact positif direct sur ma vie. Cette présence-là, c'est comme un muscle que l'on renforce, dont on prend soin. Un mouvement... J'aime bien aussi la notion de mouvement. J'aime bien l'image avec le muscle parce qu'on le renforce, on le rend non seulement plus fort, mais aussi plus souple.
Et c'est un mouvement aussi, c'est un mouvement intérieur qui, au final, on n'a plus vraiment besoin de le convoquer ou d'y penser, ou de conscientiser qu'on doit le mettre en œuvre ou qu'on le met en œuvre. Ça se fait naturellement avec le temps, de façon relativement rapide quand on est un cheminant ou un explorateur spirituel. Seul, c'est un peu plus long. Quand on est accompagné par un guide, par une formation, ça peut être des gens qui forment à cela à travers... Je ne sais pas, je ne vais pas les citer, parce que moi, ça a été par exemple la communication non violente, ça a été la maïeusthésie, l'approche thérapeutique, ça a été de suivre différents guides, en tout cas un dont je parle souvent, David Ciussi.
Mais ça peut être aussi dans des voies plus traditionnelles, comme la méditation zen, ça peut être des pratiques de méditation liées au yoga, liées à des traditions indiennes, parce que ces traditions-là, elles sont faites pour justement canaliser la présence, pour canaliser la qualité, pour nous inviter sans cesse à être en qualité de présence. Donc why not ? Mais la finalité, ça sera toujours cela : ça sera d'être présent, absolument, totalement, complètement présent.
Mais une présence qui est... Et là, moi, c'est une particularité, peut-être, parce que je n'ai pas souvent entendu ailleurs... Enfin, justement, hier, je l'ai un petit peu entendu. C'est une présence qui n'est pas une présence neutre et froide. C'est une présence qui est pétillante, qui est heureuse. Et souvent, je parle de... Pour moi, la nature de notre essence, c'est non pas l'amour, mais c'est la joie. Et la joie va avec son pendant immédiat et naturel, qui est la gratitude.
Et je crois que c'est un petit peu ça. C'est une présence qui est particulière en ce sens qu'elle est teintée d'une joie tranquille, d'une joie profonde, d'une joie véritable, très pure, et d'une immense, une immense gratitude. Tout simplement la gratitude d'être, la gratitude d'être conscient.
Donc, pour répondre, je vais conclure parce que sinon, si je continue, je digresserai et je n'ai pas envie de... Tout a été dit avec « bim bam boum », d'ailleurs, donc je n'ai aucune raison de continuer. Mais je dirais que l'éveil, c'est d'abord une présence. Cependant, il est vrai que ça peut être aussi une expérience d'unité.
Hier, la personne qui faisait la conférence me rappelait, nous rappelait le terme de « gnose ». J'avais oublié la définition de la gnose, si je ne l'ai jamais connue. Une espèce de connaissance très intime des mouvements, des mouvements de la vie, de la connaissance de la vie. Cette expérience de l'éveil, c'est une expérience de présence telle que je vous l'ai décrite. Cependant, il est vrai que ça peut être aussi une expérience d'unité particulière, de présence particulière, très, très, très particulièrement intense, mais dans une intensité, une intensité qui a ses propres manifestations.
Et voilà, je vais m'arrêter là parce que je n'ai pas envie... je n'ai pas envie d'en parler. Ce que je retiendrai, même d'une expérience éventuelle d'unité absolue, très intense, etc., ce que je retiendrai, c'est : maintenant, comment je suis ? Maintenant, quelle est la qualité de ma posture, de ma présence ? Maintenant, quel est mon lien direct à la vie ? Et à la vie avec mes peurs, mes joies aussi, mais mes amours, mes envies, mes rêves, mais également mes peurs, mes protections, mes mouvements de fermeture, mes jugements.
Quelle est la qualité de ma relation, de ma conscientisation vis-à-vis de tous ces mouvements-là ? De façon, je le dis souvent, mais c'est vrai, de façon à les identifier, de façon à les voir et d'être le plus proche possible de ces mouvements-là pour les conscientiser le plus possible, le plus souvent possible, le plus longtemps possible, de façon à nous en libérer. Parce qu'on les connaît, on connaît leurs origines, on connaît la nature de leurs mouvements et les conséquences de leur apparition. Et en étant au fait de cet ensemble-là, hop, je me libère.
Donc je dirais que l'expérience de l'éveil, que je qualifie d'expérience de présence complète et intense, c'est une expérience de libération, parce que c'est une expérience qui nous relie de façon extrêmement proche, au sens d'une proximité, encore une fois, une proximité douce, une proximité tendre, une proximité souriante, joyeuse, pleine de gratitude, avec ce que nous sommes, ce que nous vivons, ce qu'est la vie et tout ce que nous percevons. Et pour les choses qui font obstacle à cette expérience, le fait de les percevoir nous en libère.
Donc c'est une... Est-ce que je pourrais dire que l'éveil, c'est une expérience de présence qui nous libère de nos conditionnements ? Oui. Qui nous libère de nos peurs ? Oui. Qui nous libère de nos croyances ? Oui. Cette expérience où nous nous désidentifions, non pas pour nous libérer de la souffrance, non pas pour nous libérer de penser ou juger, ça, c'est OK. Donc voilà, c'est constamment une présence avec soi, mais ce soi qui reçoit tout, ce soi qui reçoit la pleine création de tout ce qui est.
Voilà, mesdames et messieurs, ce que je pourrais dire sur ce mot que je qualifie, que je ressens comme un mot piège. Associer Jean-Paul Belmondo et l'éveil, fallait oser ! Mais rien que pour ça, je pense que ça valait le coup d'écouter ce podcast. Bim bam boum ! Je vous dis à très bientôt.